Les cosy crimes sont de plus en plus présents sur les étagères des librairies, des médiathèques et entre les mains des lecteurs. Focus sur ce sous-genre populaire du polar.
Enquêteurs et enquêtrices à la retraite, animaux, personnes âgées… Ce ne sont plus les policiers et policières qui s’occupent de résoudre les affaires criminelles dans ces mystères, mais des personnes lambda, au caractère parfois décalé, ou même des animaux comme les chats. Ce sous-genre met également en avant d’autres éléments que l’on vous propose de découvrir afin d’en apprendre davantage sur le cosy mystery.
Les personnages dans les cosy crimes
Comme expliqué précédemment, les cosy crimes se caractérisent par leur côté décalé. À l’inverse des romans noirs, classiques du genre, les personnages ne travaillent pas dans le milieu criminel ou n’en font plus parti. On retrouve par exemple, des personnes âgées comme dans les Dames de Marlow de Robert Thorogood ou d’anciens inspecteurices, enquêteurices comme dans Les enquêtes de l’inspecteur Higgins de Christian Jacq. Certains auteurs, privilégient les compagnons à quatre pattes pour faire craquer les suspects. Dans Le chat du bibliothécaire de Miranda James (nom de plume), Charlie Harris, archiviste bibliothécaire, est accompagné de Diesel son Maine Coon. Sybille, elle, mène l’enquête avec son chien Max dans Sybille & Max, surprenants détectives de Caroline Costa.


Plus que de faire frissonner, les cosy mystery font plutôt sourire. Dans les romans de Sophie Hénaff, des personnages au profil complètement différents se retrouvent pour mener l’enquête. Poulets Grillés, en est le parfait exemple puisque toute une équipe de bras cassés du 36 quai des Orfèves s’occupe de régler certaines affaires.
À la place du sang et des scènes de crimes à vous glacer le sang, le cosy crime préfère une ambiance cocooning ou comique. Les personnages ont donc toute leur importance pour donner le ton.
Les personnages de l’Histoire mènent l’enquête
Avez-vous déjà vu la reine d’Angleterre enquêter de son vivant ? Si ce n’est pas le cas, vous pouvez vous rattraper et ne rien louper de ses investigations grâce à la série de S. J. Bennett, Sa majesté mène l’enquête. Et oui, car il n’y a pas de limite au choix des personnages, dans ce sous-genre. En Allemagne, on retrouve Les enquêtes de Miss Merkel de David Safier. La série met en lumière la politicienne à la retraite, qui tente de retrouver le meurtrier de son voisin, en plus de se balader, de pâtisser, et de promener son chien Poutine (oh ! Une boule de poils). Dans Les folles enquêtes de Magritte et Georgette de Nadine Monfils, c’est le célèbre peintre René Magritte et sa femme Georgette qui tente d’attraper les brigands.


Le cosy mystery semble être un genre idéal pour donner vie à des personnages improbables et les plonger au cœur d’enquêtes en tout genre. Celles-ci peuvent d’ailleurs prendre place dans des univers bien divers. Toutefois, le cosy crime apprécie les manoirs et les belles demeures en toile de fond.
Manoirs, châteaux, résidences… Des lieux souvent grandioses accueillent les meurtres
Si les enquêtes peuvent prendre place dans des maisons de ville ou de campagnes, ce sont bel et bien les belles résidences qui sont mises en avant dans ce sous-genre. Exit les endroits reculés où il fait froid et place au soleil et au haut plafond. Petits meurtres à Endgame d’Alexandra Benedict se déroule, par exemple, dans un manoir, tout comme la série Les Trois Dahlia de Katy Watson.


Ainsi, on se tourne vers les héritiers ou encore le personnel de maison, qui deviennent alors les personnages principaux des enquêtes. Les Gouvernantes d’Alex Hay est un ouvrage qui met en lumière les petites mains qui travaillent dans ces immenses bâtisses : les domestiques. Dans ce roman, l’intrigue se déroule à Londres. Et quelle meilleure ville que celle-ci pour l’incontournable « Tea time ». L’Angleterre est souvent, la destination choisie par les écrivains et écrivaines pour planter le décor du crime presque parfait. Notons tout de même que, peu importe l’origine des protagonistes, tous ont le droit à une petite douceur en plein milieu de l’enquête.
La gourmandise, pêché mignon des cosy mystery
Que ce soit une équipe, un duo, ou un.e enquêteurice qui s’occupe des criminels, tous prennent le temps de souffler autour d’une tasse de thé ou de café et quelques mignardises. La pause gourmande revient tel un leitmotiv dans la plupart des ouvrages de ce genre. Les enquêtes d’Hannah Swensen de Joanne Fluke, Bretzel et beurre salé de Margot et Jean Le Moal ou encore Les thés meurtriers d’Oxford de H. Y. Hanna ne sont qu’un échantillon des romans qui recensent ces petits plaisirs sucrés. Le temps de lecture se transformerait presque en plaisir coupable.


Personnages peu ordinaires dans le milieu du crime, présence d’animaux, importance de la pause thé/café et décors somptueux, voici un échantillon des spécificités du genre. Toutefois, il serait difficile de nier que c’est grâce à ces éléments que l’enquête n’en est que plus captivante et presque… relaxante !


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